Isabelle Dethan
(scénario & dessin)

Le Roi Cyclope, Tome 2 :

Les Sept Frères

Bande dessinée, fantasy
Publiée en 1998 chez Delcourt

Au royaume de Beldaran, cinq années se sont écoulées depuis que le sinistre Marquis a pris le pouvoir. Seul survivant parmi les sept fils du roi, Thalès, devenu un voyant réputé, a trouvé l’unique point faible du tyran, en la personne d’une jeune bohémienne. Malgré le danger, la gitane accepte de servir de piège…

Dans ce tome 2 intitulé Les Sept Frères et publié en 1998, 5 années se sont écoulées depuis le triomphe du Marquis (la mort du roi ayant grandement facilité ses ambitions). Le Royaume de Beldaran (non nommé dans le tome 1) est devenu sous l’impulsion du Marquis (qui change de nom dans l’introduction de ce tome 2, avant un nécessaire rétropédalage : attention aux relectures) et de ses milices fanatisées et/ou martyrisées une puissance expansionniste avalant un à un ses voisins, et lesdits voisins confient leurs ressources au Capitaine Othémar (non nommé dans le tome 1, qui récupère au passage le nom du roi avant un maladroit rétropédalage dans le tome 3)…

Pendant ce temps, Thalès avec son expérience de mort imminente a acquis le don de double vue et il est devenu un voyant réputé et fort recherché y compris par les souverains voisins de Beldaran. Il rêve de vivre une vie tranquille avec sa bien aimée Antimée qui a perdu en même temps que son Jardin d’Éden son immortalité… Mais à grands pouvoirs grandes responsabilités, et pour lui il est hors de question de laisser le Marquis triompher : on est limite dans le détournement de la saga Dune avec un challenger qui lit dans les pensées et les intentions de son adversaire, champion des forces obscures du macronisme, euh pardon de la crevardise, qui se croit intouchable selon les lois immuables du pouvoir…

L’état d’espion et de comploteur sied mieux à la jeunesse…

On a dans un premier temps une partie très cape et épée où le voyant veut se rapprocher du tyran pour découvrir son point faible alors même que sa bien-aimée court après lui pour le sauver. L’un et l’autre ne doivent la vie sauve que grâce aux frères aînés du prince transformés en Nazgûls par le Marquis qui espèrent plus que tout retrouver la liberté donc la mort…

On a dans un deuxième temps une partie très dramaturgique où Thalès et Antimée débattent de la fameuse question « est-ce que la fin justifie les moyens ? »… Thalès a trouvé le point faible du Marquis, mais saura-il le convaincre ? Et saura-t-il convaincre ses alliés de lui laisser le temps de l’utiliser ? Thalès rencontre à la fois la point faible du Marquis et le condottiere des adversaires du Marquis qui naguère a échoué à le tuer : le piège est posé, donc Alea Jacta Est !

note : 7/10

Alfaric

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