Boichi
(scénario & dessin)

Sun-Ken Rock,

tome 11

(pour public averti)

 

Manga, policer / mafia
Publié en VF le 08 juin 2011 chez Bamboo
Publié en VO entre avril 2006 et février 2016 par Shōnen Gahōsha dans Young King (« サンケンロック, Sanken Rokku »)

Alors que Ken et les filles sont en stage au Japon, un trio véreux composé d’un homme politique, d’un producteur télé et de l’héritier d’un grand groupe industriel font main basse sur l’agence KG avec l’assentiment de son président. Désormais à la tête d’une machine à blanchir de l’argent sale, le président KG a pour mission de se débarrasser de ses anciens soutiens mafieux devenus gênants. De plus, malgré la promesse qu’il avait faite à Ken, il accepte que les quatre protégées de ce dernier deviennent les jouets sexuels de ses nouveaux partenaires. C’en est trop pour Ken qui décide de remettre son costume de boss et de faire le ménage dans ce panier de crabes qu’est le monde du show-biz !

Dans ce tome 11 nous sommes toujours dans l’arc mal aimé de la K-POP. Ken et ses protégées reviennent du Japon sans coup férir, mais la situation se dégrade rapidement et fortement. KG qui a toujours traité ses employées comme des putes devient lui-même un employé traité comme une pute. Il aurait pu se rebeller mais il préfère se faire dominer et bolosser, parce malgré tout cela cadre avec son agenda de futur milliardaire qui pourrait faire subir au plus de monde possible tout ce qu’il a subi. Car oui cela aurait pu lui apprendre l’humilité, mais au contraire c’est plus jamais qu’il est faible avec les forts et fort avec les faibles comme tout crevard qui ne se respecte pas…

Car grosso modo la société de production possédée par la Sun-Ken Rock est victime d’une OPA hostile de la part des autoproclamées élites politiques et économiques qui donnent des leçons de morales aux masses stalloniennes mais qui main dans la main veulent faire du blanchissement d’argent sale à grande échelle… Parce que passé un stade, il n’y a plus d’argent propre et qu’il faut bien le laver pour ne pas se faire prendre en flagrant délit la main dans le pot de confiture : c’est pour cela que les journalopes des merdias prestitués ont inventé les concepts d’optimisation sociale / fiscale / environnementale… Ils sont très fiers d’eux, mais personne n’est dupe et ils seront tous maudits pour au moins 13 générations !

Sauf que la perversité des élites autoproclamées est sans limite car pour les crevards en argent comme en sexe plus ils en ont plus ils en veulent. Chef Kang écœuré lâche l’affaire, mais KG écœuré lui aussi préfère au contraire continuer parce cela colle parfaitement avec son agenda de futur milliardaire qui pourra faire subir aux autres tout ce qu’il a subi… Il appelle à l’aide son ancienne bande surnommée « les increvables » pour faire un grand ménage en se débarrassant de Ken et son gang pour faire de ses anciennes futures stars des putes corvéables à merci pour les élites coréennes donneuses de leçons (refrain bien connu, suivez les frasques des élites françaises donneuses de leçons dans le Canard Enchaîné). Les protégées de Ken préfèrent renoncer à leurs rêves que d’être humiliés et exploitées, mais pour les crevards la messe est dite…

Le show-biz est un monde sans pitié ! 

Ken qui rêvait d’une vie normale est obligé de supplier ses anciens amis mafieux de venir à son aide, et ils ne demandent qu’une seule chose : qu’il redevienne à nouveau leur chef, car il est pur et possède plus de vertu à lui tout seul qu’eux tous réunis… Ken devient une fois de plus la Colère de Dieu sur Terre : il se met à traquer KG et sa bande, tandis que ses potes se chargent du « grande ménage » ! To Be Continued !!!

Boichi qui est très branché « cul » est très pudique sur le calvaire subi par Jang Ah-jung (mais pas seulement), qui passe du rêve au cauchemar avec un père pervers qui veut faire d’elle son esclave sexuelle (les autoproclamées élites donneuses de leçon se croient au-dessus des lois humaines est divines : il faut s’en débarrasser avant de tous crever, et si ça fait chier certaines personnes qu’elles aillent au diable qui se fera une joie de les recevoir en enfer). Son désespoir choque tout les personnages, et Ken qui est aux premières loges ne sait plus à quel saint se vouer pour essayer de la sauver…
Graphiquement ça déchire grave, et Boichi se fait une joie de faire passer le « vilain of the week » de beaugosse charismatique à freak effrayant (surréalisme) ou à méchant marrant (cartoonisme)…

note : 7+/10

Alfaric

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