Isabelle Dethan
(scénario & dessin)

Sur les Terres d’Horus, tome 3 :

Tiasatré ou le Jugement d’Anubis

Bande dessinée, histoire /  polar
Publiée le 18 novembre 2003 chez Delcourt

Meresankh ne se remet pas de la mort d’Iméni, tué quatre mois plus tôt lors de la bataille d’Ossum. Alors qu’elle se morfond, Khaemouaset lui confie une mission : résoudre l’énigme de la mort mystérieuse de plusieurs jeunes femmes dans le harem. Pour mener son enquête, Meresankh possède peu d’indices, si ce n’est l’étrange présence d’Anubis, dieu des morts, quelques heures avant le décès.

Dans ce tome 3 intitulé Tiasatré ou le Jugement d’Anubis et paru en 2003, Isabelle Dethan suit plus que jamais la voie du classicisme en commençant par un détournement du Chien des Baskerville de Sir Arthur Conan Doyle dans lequel la lande écossaise est remplacée par le harem royal de la capitale Pi-Ramsès.

4 mois se sont écoulées depuis le tome 2, et Meresankh a démissionné de son poste d’assistante du Prince Kha pour faire le deuil de son amant. Mais une princesse est morte dans d’étranges circonstances, et son père le Pharaon Ramsès II somme son fils Kha de rappeler Mery à son service. A Kha les investigations à l’extérieur du harem, à Mery les investigations à l’intérieur du harem. Les prêtres d’Anubis ne sont pas long à déterminer les causes de la mort à savoir le poison, mais la mort frappe à nouveau le harem désormais en ébullition…

– Je suis une Keftiou. Je suis née là-bas, au-delà de la Grande Verte. J’étais fille de roi. Mon père a conclu un accord politique avec Pharaon… Un accord dont j’ai été le gage, Ramsès Ousermaatré m’a prise pour épouse. On m’a confiée à quelques servantes, on a changé mon nom en Tiasatré… Et je suis venue ici rejoindre mon royal, divin… et vieil… époux. Je ne l’ai intéressé qu’un mois, il avait d’autres épouses, qu’il avait choisies et aimait. C’est ainsi qu’à quinze ans, je me suis retrouvée seule dans un pays étranger. Sans aucune chance d’avoir un enfant, inutile… Sans avoir autre chose à faire durant le reste de ma vie, que dormir, manger, et regarder le soleil se coucher, jour après jour, prisonnière de ces murs blancs… Jusqu’à ma mort.

Tiasatré est une princesse crétoise qu’on a marié à Pharaon qui n’a pas succombé à ses yeux et à ses cheveux clairs. Elle sait tout des trois complices qui veulent sa mort, et des raisons qui les poussent à tuer les amies qui se sont séparées il y a dix ans. Elle a donc toutes les clés de l’intrigue, mais elle a perdu l’envie de vivre donc la volonté de protéger sa propre existence. Mery fait donc un pari avec elle : si elle survit 24 heures de plus aux assassins / assassines, elle devra lui révéler toute la vérité. Bref, entre polar classique et tragédie antique, encore un album réussi !

PS : je ne sais pourquoi le lettreur a décidé de mettre la majuscule de chaque nom en gras, mais c’est assez pénible à lire en faire…

note : 7,5/10

Alfaric

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