Tsutomu Nihei
(scénario & dessin)

Abara, tome 2

Manga, science-fiction / cyberpunk / Hard Dark
Publié en VF le 20 juin 2007 chez Glénat Manga
Publié en VO entre mai 2005 et mars 2006 par Shūeisha dans Ultra Jump (« アバラ »)

Peut-être sur Terre… Peut-être dans le futur… Killy est un cyborg taciturne qui erre dans une gigantesque cité labyrinthique, s’étendant sur des milliers de niveaux. Armé d’un revolver amplificateur de radiations et accompagné de Shibo, un scientifique, il part en quête du « net-gene », un programme qui aurait échappé à la contamination globale d’un virus informatique, et qui serait capable de gérer le monde.

Le diptyque Abara c’est du Tsutomu Nihei pur jus, avec des créatures cauchemardesques déambulant dans des décors urbains angoissants et oppressants sur fond de baston dantesques… C’est très stylé mais toujours aussi compliqué, l’auteur laconique n’offrant aucune explication sur le pourquoi du comment !

Dans ce deuxième et dernier tome c’est pour des raisons que la raison ignore que Tadachini Tadohomi fait alliance avec les simples flics projetés dans le grand merdier « Hard Dark » contre sa propre organisation… Et c’est aussi pour des raisons que les raisons ignore que les derniers héritiers techno-organiques de la Daiyonkiren font route vers le dernier Gôsabyô pour contrecarrer les monstres blancs / les shirogaunas… La douce Ayuta la kurogauna a basculé du Côté Obscur en se transformant en shirogauna, donc la dure Nayuta qui est sa sœur jumelle fait alliance avec Denji Itô / Kudô pour vaincre la horde de monstres blancs qu’elle a invoqués pour prendre d’assaut le dernier Gôsabyô (Arche de Noé, vaisseau spatial, univers de poche… on n’en saura jamais rien !). Le mangaka accorde un droit de quota de flashback à des personnages qui sortent d’on ne sait où, qui sont on ne sait qui, et et qui vont on ne sait où, du coup le fin nébuleuse, lostienne et bleachienne est rigoureusement INCOMPRÉHENSIBLE !!! Que c’est dommage, car c’est tellement stylé !

– Aujourd’hui, j’ai enfin pu voir un spécimen de Shirogauna. Il l’apparence indéniable d’un monstre voué à envahir et détruire le territoire des êtres humains.
– Ça va, arrête. La nuit où je l’ai vu, je n’ai pas pu dormir.

On nous offre en bonus Digimortal, une œuvre courte du mangaka qui s’avère finalement bien meilleure qu’Abara… Dans un univers biopunk, le gouvernement a été remplacé par un mégacorpo monopolistique (car d’après l’ultralibéralisme et le darwinisme social de mes couilles, la concurrence c’est bien mais le monopole c’est mieux ! MDM). La technologie a permis à chacun de se remodeler, mais les nouvelles autorités sont parties prenantes de la tyrannie, de l’inégalité et de la haine, et non de la liberté, de l’égalité et de la fraternité (quelle surprise, on ne s’y attendait pas du tout ! MDM), c’est ainsi qu’une nouvelle Inquisition s’est mise en place sous la houlette d’Halogen Übler et des hérétiques jumelles récupérées par le système Tolaris et Lataris… Le super-héros rebelle Digimortal est ainsi missionné par la résistance pour mettre fin à leurs exactions ! Un récit court très cool !!!

 

note : 4/10

Alfaric

Parce que notre avis n’est pas le seul qui vaille, quelle note mettriez-vous à cet ouvrage ?

 

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