Yuki Tabata
(scénario & dessin)

Black Clover, tome 1

Manga, fantasy / high fantasy
Publié en VF le 07 septembre 2016 chez Kazé
Publié en VO par la Shūeisha dans le Weekly Shōnen Jumpe à partir de 2015 (« ブラッククローバー »)

Dans un monde régi par la magie, Yuno et Asta ont grandi ensemble avec un seul but : devenir le prochain Empereur-Mage. Mais, au royaume de Clover, Asta fait figure d’exception. Incapable de produire la moindre petite étincelle magique ; le jeune garçon ne possède aucun pouvoir… Qu’à cela ne tienne ! Loin d’être découragé, il compte bien rivaliser avec Yuno pour aller au bout de son rêve !

Merci aux 48h BD de m’avoir permis de découvrir cette série à prix réduit ! Mais je suis peiné pour Yûki Tababa et son oeuvre : on est à n’en pas douter dans un bon vieux shonen nekketsu des familles avec ses valeurs positives et humanistes, c’est plein de bonne humeur et de bonne volonté, et pour ne rien gâcher c’est bien dessiné… Mais je suis obligé de signaler qu’absolument tout est éhontément repompé d’ailleurs, et parfois sur d’autres œuvres où tout était déjà éhontément repompé d’ailleurs ! A force de photocopier des photocopies, non seulement on perd en qualité mais en plus cela sent le réchauffé…

Je peux comprendre que le Weekly Shonen Jump cherche à trouver un successeur à Naruto, qui avait déjà Hunter X Hunter dans le rétroviseur, qui lui-même avait tous les grands succès des années 1980 dans le rétroviseur (donc c’est sans surprise qu’on retrouve rapidement les clones de Naruto, Sasuke et Sakura avec une histoire de rivalité assez factice). Mais je trouve particulièrement douteux que leur nouveau protégé ressemble scénaristiquement à Fairy Tail et graphiquement à Seven Deadly Sins, qui sont les deux têtes de gondole du magazine concurrent du Weekly Shonen Magazine… Mais le pire, c’est qu’on retrouve les personnages, les situations et les dialogues d’Haikyû!! autre succès du Weekly Shonen Jump qui officie pourtant dans un registre totalement différent… Là on est dans le copier-coller à la con, et là je dis non car on n’est plus dans une oeuvre mais un produit outrageusement formaté et marketisé !!!

Chaque feuille du trèfle représente une vertu. Les trois premières sont pour l’Espérance, la Foi et la Charité. La quatrième est pour la Chance. Mais dans la cinquième réside le Démon.

Pourtant malgré les archétypes, sinon les stéréotypes (pour ne par dire les gros clichés dont on n’aimerait plus entendre parler), c’est très sympathique : on a deux orphelins, un grand sérieux surdoué à qui tout réussi et un petit rigolo sousdoué à qui rien ne réussit, qui se jurent de devenir Hokage, euh pardon empereur-mage…

L’un obtient un grimoire de chance, l’autre un grimoire d’antimagie patronné par le démon… L’un intègre la prestigieuse guilde des chevaliers-mages de l’Aube Dorée, l’autre, l’honteuse guilde des chevaliers-mages du Taureau noir… Et puis si on devine très vite qu’il y a quelque chose de pourri au royaume de la magie, on devine encore plus rapidement que le Weeky Shonen Jump cède à ses vieux démons sexistes : on repère rapidement parmi les personnages féminins l’alcoolique dévergondée, la commère gloutonne, et la rookie qui ne jure que par le sucré et le kawaï…

Ce manga cultive quand même éhontément les gros clichés des familles ! le potentiel est là certes, et j’ai vraiment envie de donner sa chance à cette série mais on part quand même avec pas mal de handicaps à cause de cela et c’est bien dommage…

note : 6/10

Alfaric

Parce que notre avis n’est pas le seul qui vaille, quelle note mettriez-vous à cet ouvrage ?

 

 

Pin It on Pinterest

Share This