Ryo Sumiyoshi
(scénario & dessin)

Centaures, tome 4

Manga, fantasy
Publié en VF le 20 novembre 2019 chez Glénat
Publié en VO à partir de 2016 dans le magazine Matogrosso (« Jinba / 人馬 »)

Deux espèces cohabitent : les humains et les centaures. Tanikaze a trouvé une raison de vivre dans ce monde, il sait pourquoi il est là. Gonta, en revanche, peine et souffre à la recherche d’une voie sur laquelle diriger sa vie. Gonta et Tanikaze sont liés par un lien extrêmement fort, mais sauront-ils préserver ce lien jusqu’à ce qu’enfin, ils entrevoient la direction de l’avenir ?

Après un diptyque consacré à la guerre, la mangaka consacre un diptyque consacré à la paix… Et tout oppose Tanikaze qui n’a pas connu les horreurs de la guerre et qui n’aspire qu’a rejoindre le nouveau monde grâce à l’amour que lui porte Shirayuki, et Gonta qui lui a connu toutes les horreurs de la guerre et qui n’arrive pas à rejoindre le nouveau monde malgré l’amour que lui porte Konoha. Comment s’adapter à un monde qui n’est pas le sien, surtout quand ses parents se sont battus jusqu’à la mort pour défendre leurs valeurs. Gonta comprend bien que le monde a changé, mais il est le fils de Matsukaze qui a donné sa vie pour la liberté du peuple centaure, et pour lui la coexistence pacifique avec le peuple humain est un crève-cœur (et l’auteure s’attarde magnifiquement sur ses états d’âmes)… Mais comment ne pas évoluer quand sa bien-aimée est la fille centaure d’une famille humaine ? (et l’auteure s’attarde encore magnifiquement sur ses états d’âmes)

Ce n’est pas notre époque qu’il faut détester, mais plutôt notre façon d’y vivre…

Quand le malheur survient Tanikaze n’hésite pas une seconde à sauver le monde des humains, et Gonta est obligé de ne pas ménager ses efforts pour lui venir en aide. Mais au final chacun fait ses choix, et l’un d’eux restera dans les plaines humaines tandis que l’autre retournera dans les montagnes centaures… C’est ainsi qu’aurait dû se finir le livre Les Centaures d’André Lichtenberger si ce dernier n’avait délibérément opté pour la tragédie, et personne ne pourra contredire le « tout est bien qui finit bien », et plus encore le « nous devons apprendre à vivre ensemble comme des frères, sinon nous allons mourir tous ensemble comme des idiots » ! (Martin Luther King copyright, vous savez le partisan de la paix et de la prospérité lâchement assassiné par la ploutocratie mondialisée)

Nous sommes tellement loin des discours lénifiants de la macronie unifiée qui ne fait que débiter inlassablement, et ce au mépris des intelligences et des émotions humaines, les éléments de langage du TINA 100% injuste et inégalitaire de mes couilles !!!

note : 8/10

Alfaric

Parce que notre avis n’est pas le seul qui vaille, quelle note mettriez-vous à cet ouvrage ?

 

 

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