Buichi Terasawa

Cobra the Space Pirate, tome 11

Manga, science-fiction / fantasy / horreur / western / peplum / pirates / cape & épée…
Publié en VF le 17 octobre 2016 chez BlackBox 

Le 24e siècle. L’univers est gangrené par les organisations mafieuses interplanétaires, dont la plus puissante est celle des pirates de l’espace. Un seul homme a osé leur tenir tête : le plus grand corsaire de l’espace, Cobra. Doté d’une résistance et d’une force physique hors du commun, il camoufle dans son avant-bras artificiel, un canon laser, le rayon delta, arme unique et redoutable. Il est secondé par sa fidèle androïde, Armanoïde.

Space Adventure Cobra, mon manga à moi. Space Adventure Cobra, mon inépuisable antidépresseur personnel… Si vous n’avez jamais connu les années 1960, 1970 et 1980, le mangaka Buichi Terasawa plus qu’une piqûre de rappel vous offre une véritable cure de jouvence truffée de références aux œuvres les plus populaires donc les plus populares du XXe siècle (et à mon humble avis en piochant dans les archétypes universels il va plus loin encore) ! Petite musique pour se mettre résolument dans l’ambiance : 

« Des rubis pour les braves », tel pourrait être le sous-titre de ce tome 11 entièrement consacré aux Croisés de l’enfer ! Cobra recherche le commanditaire de l’assassinat de la famille royale vénusienne pour se rendre compte que les Croisés de l’enfer se battent pour leur propre compte contre les autres tribus de Vénus : les Médusa, peuple dont les femmes ont les mêmes capacités que les Penanggalan du folklore horrifique japonais, les Brague, des hommes crapauds anthropophages, les Zul, des hommes cochons brutaux… Tous sont à la recherche de la Vallée de Lumière et de son légendaire trésor : dans la vallée des éléphants on recherchait l’ivoire, dans la vallée de lumière on recherche les rubis qui apparaissent sur le front des femmes vénusiennes à la perte de leur virginité et qui disparaissent mystérieusement à leur mort… Cobra apprend tout cela de la bouche du Commandant Greppel qui possède le code qui pourrait lui sauver la vie, du lieutenant-colonel Rubik, et du Général Goldman qui faute de pouvoir le rallier à sa cause tente de lui laver le cerveau… Mais personne ne commande à Cobra qui s’évade avec ses compagnons avec Greppel dans leurs bagages. On enchaîne les « missions impossibles » contre un camp ou contre un autre avant de se retrouver à Bridge City la ville du sable de lumière où tous les camps on signé un trêve en attendant les renforts… La Team Cobra se fait une joie de les monter des uns contres les autres pour délivrer les habitants de leurs tourments et voler en même temps le Médaillon de Râ, euh pardon la lentille de lune, censée mener au Puits des Âmes, euh pardon à la Vallée de Lumière…

– La légendaire civilisation martienne régnant naguère sur l’univers tels des dieux et qui a disparu en laissant bien des mystères. Dieux… !! Dieux tout-puissants qui dominez l’univers ! Restez dans votre paradis à observer les hommes.

Tandis qu’Ophélia et Cobra jouent à Wendy et Peter Pan version adulte, Goldman lui n’en peut plus ! Il libère de Yomi la planète pénitentiaire le légendaire Black Sword Zero, le plus puissant guerrier armanoïde de tous les temps équipé du même dispositif mimétique que celui de l’Arme Absolue. Il se met immédiatement en chasse de Cobra et jubile d’avoir enfin trouver un adversaire à la mesure de sa force ! Je passe sur les diverses péripéties pulpiennes (ah non pas le stéréotype du cirque de la mort, on a eu ça dans toutes les séries comics depuis les années 1930, et depuis le temps c’est devenu ringard), pour arriver directement à l’Arbre du Vie (voir John Carter) où un mentor magicien (voir Les Chevaliers de la Table Ronde) explique à Cobra qu’il va devoir traverser une Marelle (voir Les Princes d’Ambre) et un labyrinthe piégé (voir Indiana Jones) pour rejoindre la Vallée de Lumière. Donc tandis que la Team Cobra réunie dans le Turtle affronte le vaisseau-mère ennemi (avec des scènes qu’on retrouvera à l’identique dans Independance Day, le monde est bien étrange parfois) bientôt suivi par toutes les armées vénusiennes, Cobra affronte lui Black Sword Zero mano a mano… Enfin presque, puisque contrairement à son adversaire la Force est avec lui !
Cobra apprend tous les secrets de Vénus. Mais il n’a ni dieu ni maître, donc il demande aux Anciens de ne pas se mêler de ses affaires quand il décide de mettre fin à la Vallée de Lumière et à son fameux et fabuleux trésor : la démographie de la planète en est changée à jamais et désormais il faudra prospérer à l’ancienne, c’est-à-dire en faisant l’amour et pas la guerre !

note : 8,5/10

Alfaric

Parce que notre avis n’est pas le seul qui vaille, quelle note mettriez-vous à cet ouvrage ?

 

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