Jean Dufaux (scénario)
& Philippe Xavier (dessin)

Conquistador,
tome 3

Bande dessinée, histoire / fantastique
Publiée le 27 novembre 2013 chez Glénat

Hernando Del Royo est mandaté par le conquérant espagnol Cortés pour recruter les Hiburas, une tribu persécutée par Moctezuma, et les rallier à sa cause. Or la jeune Tzilli, à laquelle s’est finalement uni La Sauterelle, est justement la fille du chef des Hiburas. Quant à Catalina Guerero, elle est maintenue captive dans la cité aztèque de Tenochtitlan. Chaque camp se prépare et affûte ses armes. Car la fameuse bataille de la « Triste Nuit » du 30 juin 1520 est proche.

Dans ce tome 3 démarrant un 2e diptyque, la tension montre entre les Espagnols d’Hernán Cortés et mes Aztèques de Moctezuma : côté aztèque l’Espagnol Don Velazquez de Cuellar se fait une joie de jeter de l’huile sur le feu, et côté espagnol la Malinche se fait encore plus de joie de jeter encore plus d’huile sur le jeu. Mais le Conquistadors restent quelques centaines face à un empire de 20 millions d’habitants : ce sont les symboles qui peuvent faire basculer les populations : l’Empereur compte sur Catalina pour récupérer ce qu’elle a volé, le Conquistadores compte sur Hernando pour récupérer ce qu’il a volé (mais l’un et l’autre se sont peut-être fait doubler par un troisième larron). Au fin fond de la jungle Hernando retrouve La Sauterelle et Tzilli : il aurait pu se la jouer L’Adieu au roi mais il semble plutôt vouloir refaire L’Homme qui voulut être roi… Sera-t-il celui qui faire penche la balance entre les deux camps ? To Be Continued !

Ainsi, tous se dirigèrent vers la nuit du premier mois de juin 1520. Chacun croyait en ses chances. Chacun croyait en ses dieux. Mais c’est le Diable qui, du doigt, allait frapper les armures.

Jean Dufaux n’a jamais pu tenir le cap plus de 2 tomes, donc sans surprise le « Syndrome Jean Dufaux » frappe une nouvelle fois… Donc on oublie Txlaka, l’Oqtal et la transformation d’Hernando en monstre hybride, on fait apparaître une flopée de nouveaux personnages qui n’apportent pas forcément grand-chose comme Barbo Bazan et Zampero, caricatures de Don Quichotte et Sancho Panza qui remplacent au pied levé le prêtre noir Otzu et qui n’amènent rien à part faire du remplissage. On a un fanatique syncrétique qui tuent les Amérindiens car ils n’adorent pas les le Dieu des Chrétiens et qui tuent les Chrétiens car ils n’adorent pas les Dieux des Amérindiens car pour ils ne font tous qu’un donc tout le monde est hérétique donc le monde entier doit être élimine par le feu ou par le fer… Soupirs, car il avait déjà pourri la série Croisade avec ce genre d’errances qui ne devraient pas passer le stade des corrections et des relectures…

note : 7/10 (mais bien plus pour les dessins de Philippe Xavier que pour les histoires de Jean Dufaux)

Alfaric

Parce que notre avis n’est pas le seul qui vaille, quelle note mettriez-vous à cet ouvrage ?

 

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