Koyoharu Gotouge
(scénario & dessin)

Demon Slayer

tome 12

Manga, fantastique / horreur
Publié en VF le 14 octobre 2020 chez Panini Manga
Publié en VO de février 2016 à mai 2020 par la Shūeisha dans le Weekly Shōnen Jump (« 鬼滅の刃 / Kimetsu no Yaiba »)

Pour la première fois depuis 113 ans, un démon de la lune supérieure a été battu. Hors de lui, Muzan convoque les autres démons de la lune supérieure afin de leur ordonner d’intensifier l’attaque contre les pourfendeurs. Lors de la bataille contre Dahi et Gyutaro, le sabre de Tanjiro a été brisé. Tandis qu’il est à la recherche d’un nouveau sabre, Tanjiro visite le village caché des forgerons où se trouve Haganezuka.​

Avec ce tome 12 la série ne s’améliore pas, bien au contraire…

Dans un 1er temps, le boss de fin rassemble ses lieutenants pour leur mettre la pression. Il faut enterrer (« le Clan Ubuyashiki », qui j’imagine est celui qui dirige les Pourfendeurs de Démons et qui est lié par le sang au boss de fin. Il faut aussi trouver « l’Amaryllis bleue »… Qu’est-ce que c’est ? Vous n’en savez rien, je n’en sais rien, mais ne vous ne vous inquiétez pas il est fort à parier que l’auteur n’en sais rien plus car cela pue le foreshadonwing eco+ pour faire croire qu’il y aura de vrais rebondissements derrière le gloubi-boulga de clichés éculés. Non parce que les lieutenants du grand méchants, c’est un catalogue de « -dere » aka les stéréotypes des mangas / animes mainstream (la palme revenant à Akaza qui depuis sa dernière apparition passe mystérieusement de « Yandegire » à « Tsundere »). Perso, j’avais l’impression de voire un épisode X-Or / Bioman / Power Rangers

Dans un 2e temps, comme après chaque combat les personnages passent deux mois à l’hôpital et durant leur récupération et leur rééducation tout le monde hurle et gesticule. C’est censé être drôle, mais j’avais prévenu que cela allait juste vite devenir très chiant…

Ce sont ceux à qui il reste la plus grande part d’humanité qui perdent les premiers.

Dans un 3e temps, Tanjiro doit récupérer un sabre digne de ce nom donc il doit rejoindre grâce aux « furtifs » le « village caché » des « forgeurs de sabres ». On se croirait dans Naruto, et il ne croise que des gens masqués de façon grotesques, sauf le Pilier de l’Amoûr fortement boobée et concentré de clichés sexistes (« Les filles préfèrent les hommes qui sont plus forts qu’elles. Elles ont envie d’être protégées ! Tu comprends ? C’est peut-être difficile à comprendre pour un garçon ? »), Genza Shinazugawa un mec bizarre qui en veut à la terre entière, qui se bat avec des guns au lieu de sabre et qui semble disposer d’un étrange pouvoir de régénération, ainsi que le jeune prodige Pilier de la Brume qui débite de manière aussi inlassable que pénible des discours suprématistes imbuvables…

Dans un 4e temps, il faut passer par la casse power-up, et dans la série le power-up c’est faire des entraînement de la mort qui tue (ce qui ne tue pas te rend plus fort, donc on te torture pour te rendre plus fort). C’est sous la direction de Kotetsu que Tanjiro combat sans boire, sans manger et surtout sans discontinuer un automate à six bras construit sur le modèle d’un grand combattant du passé. Je ne sais pas si on repompe Genzo le marionnettiste, Karakuri Circus ou encore une fois Naruto, mais ce n’était pas terrible non plus…. Ah oui, Tanjiro trouve le machin magique dont il appris l’existence juste auparavant (oh, ça alors !), ce qui invalide tout le foreshadonwing qui avait été fait auparavant sur son sabre noir super rare donc légendaire….

Tout cela est moyen voire très moyen. On relance la série avec un cliffhanger de fin avec deux lieutenants du boss de fin qui débarquent dans le village caché, mais c’est nul de nous ressortir un adversaire multiple qui régénère à l’infini juste après un adversaire multiple qui régénère à l’infini…
Sur la forme c’est plus mal dessiné qu’à l’accoutumée. La plupart du tome est réalisé en cartoons voire en Super Deformed, et pas très bien en plus, et on voit carrément que l’omniprésence de personnages masqués permet au mangaka de ne pas trop se fouler…
Sur me fond tout est plombé par des blablas sur les mecs super forts et les mecs super faibles. On pourrait croire que le héros altruiste et empathique est une dénonciation de tout cela, mais c’es difficile vu qu’on met en avant la mémoire héréditaire comme au bon vieux temps du Japon totalitaire, et qu’on chante à tue-tête les chants patriotiques de la WWII : une fois de plus le Weekly Shonen Jump suit la mode du moment qui au Japon comme ailleurs veut absolument rejouer les années 1930 !

 

PS: Je vais jouer au jeu des pronostics… On nous montre un ancien pourfendeur de démon devenu un démon, donc on va nous refaire le coup de l’artiste martial basculé du Côté Obscur pour devenir le plus fort quel que soit le prix à payer pour cela (je connais mes classiques, on refait le coup à chaque saison du tokusatsu Garo). Mais dans le même temps Tanjiro a des flashbacks d’un pourfendeur de démons légendaire dont les paroles et les actes sont en contradiction avec le Côté Obscur. Vous le sentez venir le coup des jumeaux rivaux donc maudits, dont le héros et sa sœur sont les derniers descendants ? (crossover Saint Seiya / Star Wars)

note : 3,5/10

Alfaric

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