Dragon Garow Lee
(scénario & dessin)
d’après Akira Toriyama

Dragon Ball Extra : Comment je me suis réincarné en Yamcha

Manga, fantastique / portal fantasy
Publié en VF le 06 février 2019 chez Glénat
Publié en VO en 2016 par la Shûeisha dans le Shônen Jump+ (« Dragon Ball Gaiden – Tensei-shitara Yamcha Datta Ken »)

Suite à une chute dans les escaliers, un garçon ordinaire se réincarne en Yamcha ! Dans un premier temps, il se réjouit de pouvoir se mettre en couple avec Bulma, puis il se souvient que Yamcha est condamné à mourir contre les Saibaimen !! Il décide alors de s’entraîner sans relâche, pour que Yamcha devienne le plus fort de tous les Terriens et qu’il puisse survivre aux combats contre chacun des grands ennemis de Dragon Ball !!

Depuis quelques années la Planète Manga est assaillie de titres appartenant au genre « isekai », Portal Fantasy édulcorée dans le meilleur des cas, carrément éco+ dans le pire des cas. Le pitch est toujours le même et utilise tous les codes du fanservice : un geek lamba est victime d’un accident, il se réincarne en machin dans le monde trucmuche et vit les aventures dont il rêvait dans sa vie d’avant (souvent avec un côté Die & Retry tiré des mécanismes du monde des jeux vidéos)… C’est exactement le cas ici, et personne n’est dupe puisque le personnage principal déclare lui même qu’un héros victime d’un accident et qui revient à la vie dans un autre monde, c’est un scénario vu, revu et archivu !

N’empêche qu’ici ça reste cool et fun, avec un fan de Dragon Ball qui se réincarne en Yamcha et qui débarque dans la série après la première invocation des dragon balls à la fin de l’Arc Pilaf. Il kiffe sa race en découvrant ses héros adorés, et il pourrait profiter de la situation en prenant la poudre d’escampette avec Bulma sauf qu’il se rappelle que celui qu’il incarne est destiné à mourir comme un merde au début de l’Arc des Saiyans… Loser un jour loser toujours, car loser dans son ancien monde il s’est réincarné en loser dans le nouveau monde. Il décide donc de prendre d’autres décisions que le personnage d’origine pour ne pas finir en boloss dont la mort pathétique en PLS est devenu un mème… L’idée est géniale, changer l’histoire sans changer l’Histoire, sauf que c’est traité au pas de course et qu’on passe en avance rapide jusqu’à un combat contre Nappa et Vegeta truffé d’ellipses donc soupirs !

On a une deuxième partie où le réincarné en Yamcha affronte un autre réincarné en un autre personnage de la saga à l’époque du Cell Game : on a le côté Die & Retry, la confrontation entre deux fans de Dragon Ball, et l’explication finale avant l’épilogue ATTENTION SPOILERS (les deux otakus étaient les pions de divinités ayant pour arbitres d’autres divinités) FIN SPOILERS Sinon, il est ajouté un bonus triangle amoureux assez sympa, et un bonus fusion à la con parfaitement dispensable…

– Un héros victime d’un accident et qui revient à la vie dans un autre monde, c’est un scénario vu et revu. Pourtant ça y ressemble… Je ne vois pas d’autre explication… Je suis mort en dégringolant les escaliers pour aller mater une culotte… Et je me suis réincarné en Yamcha ?! Comment c’est possible ?! C’est pas croyable ! Et d’abord pourquoi en Yamcha ? Je pouvais pas me réincarné en Goku ou en Vegeta plutôt ?!!

Un manga pour fans donc. Beaucoup de bonnes idées insuffisamment exploitées, car ces quelques chapitres auraient plus constituer une vraie bonne série tellement il y a de vrais bons « what if ? » à concocter autour de la franchise Dragon Ball. Si le côté Portal Fantasy tombe évidemment à plat dans comme presque toutes les œuvres « isekai » (aucune incidence entre les deux mondes, aucune évolution des univers, aucune évolution des personnages), le côté fan service est plutôt bien géré. Si Dragon Garow Lee imite le style d’Akira Toriyama à la perfection, ce n’est pas les bons imitateurs d’Akira Toriyama qui manque donc depuis le temps cela serait bien qu’on voit la franchise Dragon Ball avec d’autres styles graphiques que celui d’Akira Toriyama (allez voir les artworks de Yusuke Murata sur la saga et vous comprendrez immédiatement pourquoi je dis cela).

Il n’y a que 100 pages, 140 avec les bonus et les mots de l’auteur, et c’est vendu au même prix qu’un manga de 200 pages : les éditions Glénat continuent de considérer Dragon Ball et ses fans comme une pompe à fric… C’est triste, car c’était l’occasion ou jamais de faire un opération promotionnelle pour rebooster la saga !

note : 6/10

Alfaric

Parce que notre avis n’est pas le seul qui vaille, quelle note mettriez-vous à cet ouvrage ?

 

 

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