Thierry Smolderen (scénario)
Enrico Marini (dessin)

Gipsy, tome 5 :

L’Aile Blanche

Bande dessinée, science-fiction / anticipation
Publiée en septembre 1999 chez Dargaud

Tsagoï rejoint sa sœur à Al Desir, ville de la république socialiste du Turdistan. Mais pourquoi Oblivia donne t’elle rendez-vous à son frère dans ce petit pays ? Parce qu’elle a publiée un livre relatant leurs aventures sibériennes et que désormais elle enquête sur cette grande organisation mafieuse qu’est L’Aile Blanche. Et c’est dans cette contrée désertique qu’est née l’Aile Blanche… Mais à force de remuer le passé, on s’attire des ennuis et l’Aile Blanche a les bras longs et n’aime pas du tout qu’on vienne fouiller dans ses affaires. Mais c’est oublier que qui s’attaque à Oblivia se frotte au Gipsy, et c’est plutôt préférable de le laisser tranquille, cet énergumène !

Ah fais chier on était si près de la supracoolitude avec ce tome 7 intitulé L’Aile Blanche et sorti en 1999 ! Le Gipsy fait escale à Al Desir République Socialiste du Turdistan pour se réconcilier avec sa sœur Oblivia (presque méconnaissable dans le nouveau style d’Enrico Marini), devenue star mondiale avec le succès planétaire de son livre « Le Jour du Tsar ». Le Gipsy est persuadé qu’à cause d’elle il va passer à la postérité pour un gros bourrin néandertalien qui ne s’exprime qu’en jurons gitans (le pauvre, s’il avait su que les espoirs des peuples du monde entier allaient lui tomber dessus dans le tome 8, il aurait fermé sa grande gueule et accepté ça sans broncher).

Alors on a le Gipsy qui roucoule avec la blonde hollywoodienne Eva Dargold des éditions « Dargaud », tandis qu’Oblivia mène l’enquête sur la Sorcière et l’Aile Blanche, et que la Sorcière de retour dans sa terre natale essaye de ressusciter l’hégémonie du Clan Azer avec son fidèle Zirlep. Et on va dire qu’elle prend très mal les investigations de l’écrivaine gitane. D’ailleurs elle la la enlever, et l’interroge dans un « paradis » façon « haschischin style » pour effacer toutes les pistes qui permettraient de remonter sa trace. Sauf qu’elle ignore les agents du chaos : Tsagoï est Laami jeune et Laami est Tsagoï vieux, et le junior et le senior déclenchent une véritable shitstorm contre les homines crevarices !

Le plus apte à exercer le pouvoir, c’est souvent celui qui n’en veut pas.

On a l’antihéros prolo qui entraîne Eva Dargold dans son opération commando pour délivrer sa sœur des griffes de la Sorcière. Et on a le vieux héros de guerre qui refait la révolution à lui tout seul et qui entraîne Eva Dargold dans son opération libération pour sauver son pays des griffes de la Sorcière. Et la Sorcière qui espérait que l’argent de la mafia russe suffirait à acheter tout le monde tombe sur des Incorruptibles en croisade contre les forces obscures du macronisme, euh pardon de la crevardise… Nous sommes dans un action movie débridée en mode « Oriental Adventure » et c’est très très cool !

 

Alors c’est toujours un peu macho avec toutes ses poitrines conquérantes complaisamment dénudées, mais c’est complètement contrebalancé par le fait que les auteurs jouent à la poupée « Ken » avec le Gipsy : alors on a « Ken » James Bond, « Ken » Indiana Jones, « Ken » Jack T. Colton, « Ken » El Borak, « Ken » Aladdin, sans oublier de ce bon vieux « Ken » John Rambo. Et la supracoolitude vient que toutes les situations et toutes les péripéties sont raccord avec les « skins » de notre antihéros gitan !
Pourquoi je vais encore râler ? Parce qu’on a beaucoup teaser sur les Illuminati de l’Aile Blanche et qu’on a rien trouvé de mieux que la Montagne des Assassins 2.0 : c’est très décevant…

 

note : 7/10

Alfaric

Parce que notre avis n’est pas le seul qui vaille, quelle note mettriez-vous à cet ouvrage ?

 

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