Jon Wright (réalisation)
Kevin Lehane (écriture)

Grabbers

Film, fantastique / horreur
Sorti en août 2012  (« Grabbers »)

Quelque chose d’effrayant s’est produit sur les côtes d’Erin Island, un calme petit village irlandais. Des pêcheurs ont mystérieusement disparu, des baleines mutilées se sont échouées sur la plage. Seul un pêcheur continuellement ivre a échappé au danger.

Scénarisation :
Nous avons affaire un film d’horreur humoristique irlando-britannique à très faible budget. Le film réussit là où la majorité des ses confères des années 1980 et 1990 ont échoué. A savoir mettre de l’humour dans un survival sans que cela ne nuise à l’aspect survival. Bref on reprend la formule de Tremors : loosers et boloss vont sauver tout le monde. Ici des pécores irlandais font face à une horreur lovecraftienne allergique à l’alcool. Pour survivre, il faut se bourrer la gueule ! Le film aurait été encore plus cool avec des travailleurs immigrés alcooliques qui sauvent le monde. Et pour ne rien gâcher on apprend comment transformer un pistolet à eau en lance-flammes.

Interprétation :
On retrouve Richard Coyle (toujours aussi mal coiffé) qui fait bien le boulot. Ruth Bradley et parfaite : elle est mimi en girl next door naviguant entre sérieux et alcoolisme. Pour le reste de belles tronches d’alcoolos qui font très bien taf.

 

Réalisation :
Voilà un gars qui sait enfin bien utiliser la shaky cam et les travellings tournants ! Jon Wright assure : tout est bien fait sans réutiliser de trucs et astuces trop voyants.

Visuels :
Photographie et éclairage sont vraiment très réussis : l’ensemble est très professionnel. En dépit du faible budget, les paysages irlandais sont magnifiquement filmés ! Avec 130 millions de dollars, le Prometheus de Ridley Scott ne fait pas mieux. Les créatures pourraient ne ressembler à rien… mais sont finalement bien fichues ! Avec 130 millions de dollars, le Prometheus de Ridley Scott ne fait pas mieux. Les effets gores sont utilisés avec parcimonie, c’est cool car le film devient grand public…

Bande-son :
Elle est essentiellement composée de musiques d’ambiance. Mais dans l’épique comme dans le tragique, elle sait être efficace. Bref, merci à Christian Henson d’apporter une belle plus-value à l’ensemble.

On peut faire un bon film de genre sans gunfights de ouf ni explosions de ouf. Et tout cela avec un budget riquiqui de 3,5 millions de livres sterling… Franchement les Européens font parfois mieux qu’Hollywood avec 10 fois moins de moyens. Mais chacun fait son truc dans son coin ou lieu de s’associer : bref, c’est la compétitivité !

PS: vous m’excuserez pour les affiches germaniques, c’est les joies de la toile mondiale…

note : 7,5/10

Alfaric

Parce que notre avis n’est pas le seul qui vaille, quelle note mettriez-vous à cet ouvrage ?

 

 

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