Luc Ferry (histoire)
Clotide Bruneau (scénario)
Giuia Pellegrini (dessin)
Didier Poli (direction artistique)

La Sagesse des mythes :

Dédale et Icare

Bande dessinée, fantasy / mythologie
Publiée le 19 septembre 2018 chez Glénat

Quelque temps après avoir été couronné roi de Crète, Minos ordonne à Dédale de construire le Labyrinthe pour y enfermer le monstre à qui sa femme a donné le jour. Mais lorsqu’il apprend que l’architecte l’a trahi en permettant la fuite de sa fille Arianne, il décide de l’enfermer dans sa propre création en compagnie de son fils, Icare, condamnés à errer jusqu’à la mort dans la prison la plus élaborée jamais conçue. L’ingénieux Dédale a pourtant une idée géniale : s’envoler à l’aide de plumes collées sur leur dos. Mais avant cela, il met en garde Icare : ne pas voler trop près du soleil, sous peine de se brûler les ailes…

La moyenne collection La Sagesse des mythes pilotée par le mauvais Luc Ferry s’étend pour nous offrir une nouvelle fois une superbe couverture illustrant un album moyennement moyen pour rester poli…

On est dans la collection d’épisodes, même pas dans le bon ordre en plus, pour un tome qui respire le je-m’en-foutisme… A la première page trois frères se disputent l’héritage de leur père Astérion avec Minos, Sarpédon et un gars OSEF qui ne sera jamais nommé ; bataille entre la Crète et Athènes opposant des mecs en pagne équipés de boucliers en peaux de vaches qui mettent la raclée à des hoplites bardés de bronze des pieds à la tête dirigés par un sosie de Gerard Butler dans le film 300 ; Athènes à l’Âge du Bronze surplombée par l’Acropole et le Parthénon construit au Ve siècle avant Jésus Christ… Si on croit à ton univers on croit à ton histoire, et ce n’est absolument pas le cas ici ! Pour ne rien gâcher on essaie de développer une tragique histoire père / fils, mais la caractérisation des personnages est à l’avenant d’un Dédale présenté comme un génie mais qui en fait agit comme un teubé ou d’un Icare qui s’il avait appris à nager ne serait pas mort connement…. Et dois-je préciser qu’il était inutile de s’appesantir sur l’épisode zoophile de Pasiphaé dans un album résolument tourné vers le public scolaire ?

– C’est la volonté d’Apollon. Ce n’est pas un choix qui s’offre à toi mais une obligation.
– Je sais. Mais tu ne sais pas ce que ce chien de Crétois demande !? Il veut du sang, du sang jeune ! Tous les neuf ans, Athènes devra envoyer en Crète quatorze de ses jeunes gens les plus prometteurs pour qu’ils y soient sacrifiés ! Voilà le tribut que nous devrons payer pour la mort de son fils !
– Tu as lutté jusqu’au bout pour ta cité, Égée. Il est maintenant temps de conclure une trêve.
– Jamais la paix ne m’aura semblé si amère…

Les graphismes de Giulia Pellegrini sont corrects sans plus, et tirés par le bas par des cases ratées avec des visages ou des corps parfois mal proportionnés… Difficile de reconnaître la diplômée des Beaux Arts de l’école de Carrare membre de l’Associazione Alex Raymond et de l’Amici del fumetto !

En appendices Luc Ferry ne dit pas trop de conneries, mais force est de constater qu’en racontant à sa sauce ce qu’on vient de lire il a autant de poésie et de pertinence qu’un manager paraphrasant son propre powerpoint…

note : 3/10

Alfaric

Parce que notre avis n’est pas le seul qui vaille, quelle note mettriez-vous à cet ouvrage ?

 

 

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