Jean-Luc Istin (scénario)
Augustin Popescu (dessin)
d’après Jean-Luc Istin

Les Maîtres Inquisiteurs, saison 1

tome 3, Nikolaï

Bande dessinée, fantasy / heroic fantasy
Publiée le 21 octobre 2015 chez Soleil

Dans la région froide du petit Gottland, le maitre inquisiteur Nikolaï et son elfe Boldween font une découverte macabre : un corps est ancré dans la glace. Très vite, le lien est fait entre la victime et le pèlerinage sacré du dragon bleu. L’inquisiteur décide de débusquer le coupable et s’immisce parmi les voyageurs. L’enquête s’enlise et d’autres meurtres viennent s’ajouter au premier… Le meurtrier se cache au milieu de deux mille pèlerins et le mobile reste un mystère !

Depuis la fin de la Grande Guerre, le fleuve Ygdryl s’est tari. Créé par magie par le sorcier nommé Dragon Bleu adoré comme un dieu, seule la magie peut lui redonner vie… Les pèlerins du monde entier rassemblent trois puissantes reliques détentrice de pouvoirs. Le pyromancien aveugle Nikolaï et Bolween son garde du corps elfe entrent en scène quand on retrouve dans les neiges du Petit Gottland le cadavre de l’envoyé du Dragon Bleu…
C’est donc un inquisiteur athée qui fait le voyage jusqu’au Temple du Dragon Bleu avec les croyants … Et l’assassin de ménage pas ses efforts pour dresser les frères contre les frères, attisant les haines raciales entre nains et les orcs par exemple… L’enquêteur doit montrer des trésors de diplomatie pour que l’invisible assassin à la solde d’homines crevarices, dont nous ne connaîtrons la véritable identité qu’à la fin de la saga, ne fasse pas triompher la devise des puissants : diviser pour mieux pour régner ! Mais au final complice malgré lui, il assiste impuissant au vol de la magie des reliques, et à la mort du sauveur tant espéré… Ne reste plus que la foi des pèlerins, et la foi peut déplacer des montagnes ! C’est donc à un athée que revient la lourde tâche d’accomplir le miracle : OMG c’est un combo Genkidama + Rozan Shō Ryū Ha !!!

 

L’appauvrissement mène toujours aux tensions, et la tension entraîne inévitablement la guerre.

J’ai bien kiffé ! Pourquoi ?
– le côté polar à l’ancienne qui m’a rappelé aux bons souvenirs des enquêtes de Frère Cadfael d’Ellis Peters (mention spéciale aux conversations au coin du feu entre l’inquisiteur igné et le shaman inné)
– la croisade que mène Jean-Luc Istin contre les forces obscures de la crevardise, certains devenant beaucoup plus riches uniquement parce beaucoup d’autres deviennent beaucoup plus pauvres, d’autres encore voulant mettre le feu au monde pour pouvoir régner sur ses cendres
– je ne sais pas si c’est conscient ou inconscient de la part des auteurs, le côté nekketsu est délectable pour les fans des shonens d’antan : le magicien qui s’ôte un de ses sens pour augmenter sa cosmoénergie, l’élève qui ne dévoile sa véritable puissance dévastatrice qu’à son senseï, l’assassin métamorphe et caméléon, le vieux sifu près d’une cascade dont il faut inverser le cours, et puis ce complot qui se dévoile contre le Sanctuaire et son Grand Pope pacifiste… Nikolaï est à la fois Dokho de la Balance, Shaka de la Vierge, Shun d’Andromède et Shiryû du Dragon : Rhââ Lovely ! (toi qui me lis, si tu as connu l’époque bénie où Saint Seiya était le shonen roi tu dois être en train de bondir)

 

Un bémol ? Les dessins d’Augustin Popescu colorisés par Elodie Jacquemoire et Digikore Studios sont assez réussis, mais je crains un peu qu’ils ne soient pas totalement à la hauteur de la tragédie qui nous est ici racontée…

note : 8/10

Alfaric

Parce que notre avis n’est pas le seul qui vaille, quelle note mettriez-vous à cet ouvrage ?

 

 

Pin It on Pinterest

Share This