Nicolas Jarry (scénario)
Stéphane Créty (dessin)

Orcs & Gobelins, tome 7 :

Braagam

Bande dessinée, fantasy
Publié le 21 août 2019 chez Soleil

Braagam a servi dans la compagnie du croc de fer pendant des années. Sur les champs de bataille il se faisait appeler Bourreau et sa lame était redoutée sur toutes les Terres d’Arran. Aujourd’hui, c’est un vieil orc amer qui attend la mort en picolant avec ses anciens compagnons d’armes. Braagam cherche à se convaincre qu’il ne reste rien du mercenaire respecté et impitoyable qu’il a été, qu’ils n’ont partagé qu’une armure, rien de plus. Mais ce qu’il ignore, c’est que Bourreau a une dernière promesse à honorer…

Dans ce tome 7 consacré au personnage de Braagam, le scénariste Nicolas Jarry continue d’explorer et d’exploiter les univers de David Gemmell le maître anglais de l’heroic fantasy, et c’est encore une fois le pied (quel dommage qu’il ne renoue pas avec le roman au lieu de se consacrer à la BD).
Naguère le Bourreau et Tranche-Jarret étaient les champions et les fers de lance de la Compagnie du Croc de Fer (héritages de Glen Cook et de la « Compagnie Noire) ». Sauf que de défis en défis l’un d’entre eux est allé trop loin : Tranche-Jarret triomphant mais mourant a demandé au Bourreau de veiller sur sa famille, mais celui-ci n’a jamais juré rien que ce soit…
15 ans plus tard, le Bourreau est redevenu Braagam à savoir un Orc sénile pour ne pas dire en fin de vie couvé par son esclave gobelin Z’ox, et qui passe sont temps à radoter à propos du bon vieux temps avec ses anciens compagnons d’armes Borug et Urok. Il n’a pas juré mais chaque jour que les dieux font, il est tourmenté par le sort réservé aux jumeaux mâle et femelle Azag et Sharog enfants de son âme-soeur morte sur un champ de bataille auquel il a survécu. Tarp fils d’Urok veut absolument mettre Sharog dans sa couche, et Azag a toutes les peines du monde à empêcher l’inévitable quand les frère et soeur ne se sont pas battre par leur oncle thénardier Gubork. La mort approchant, Braagam n’a plus rien à perdre et après une éternité décide d’honorer la promesse que jusqu’à présent il n’a pas tenue… Cela déclenche une shitstorm sans précédent dans la communauté peau-verte, et selon la loi du plus fort il ne doit en rester qu’un ! (et « l’un » n’est finalement pas du tout celui sur lequel on aurait parié de prime abord !!!)
Au-delà du bon travail du Nicolas Jarry, on peut signaler les dessins de Stéphane Créty qui continue de chercher le bon équilibre entre bandes dessinées à l’européenne et comics à l’américaine. Je gage que les efforts d’Élodie Jacquemoire sur les couleurs ne sont pas anodins concernant la qualité de l’ensemble !

note : 8,5/10

Alfaric

Parce que notre avis n’est pas le seul qui vaille, quelle note mettriez-vous à cet ouvrage ?

 

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