Jérôme Le Gris (scénario)
Benoît Dellac (dessin)

Serpent Dieu tome 3

Les Mânes de Loki

Bande dessinée, fantasy
Publiée le 02 octobre 2019  chez Glénat

Elrik et Tara sont enfin de retour en Islandia, mais peut-être est-il déjà trop tard… Car les mânes de Loki, cette armée de guerriers réveillés d’entre les morts par la magie du Loqueteux, a déjà provoqué chaos et destruction sur une grande partie de l’île. S’il veut venir à bout de la menace, l’Orcadien n’a d’autre choix que de s’allier aux forces de son pire ennemi : le roi Hakon de Norvège. Mais celui-ci acceptera-t-il le marché, alors qu’il a juré de s’offrir la tête des deux berserkers ?

Dans ce troisième et dernier tome intitulé Les Mânes de Loki, Grim le Loqueteux cultiste du Dieu Trompeur jubile ! En dressant les Berserkers d’Odin les uns contre les autres, ils les a obligés à rompre leur serment donc à ouvrir la porte des enfers !
Un tome très « Game of Thrones » tellement les Mânes de Loki ressemblent aux Marcheurs Blancs de GRR Martin. L’armée des morts qui est menée par Wilan des Tertres et Nessa Haraldur est sur le point de conquérir Islandia, donc est sur le point de partir à la conquête du monde. D’un autre côté les Islandais sont en guerre contre l’armée des morts et les Norvégiens sont en guerre contre les Islandais, mais il faut s’unir ou périr ! Elrik en quête de vengeance contre Hakon et Hakon en quête de revanche contre Elrik sont donc obligés de faire cause commune, et les enfants d’Ulf Keludar, Tara des Sames et Emma des Veuves sont les pièces maîtresses du créateur et de sa créature : tous et toutes doivent affronter les forces de Loki sans l’aide d’Odin… Comme dans les sagas de Michael Moorcock l’antihéros lutte donc désespérément contre la fin du monde qu’il lui-même déclenchée : l’épique rencontre le tragique pour un final plein de sang et de larmes ! Au fond de la Boîte de Pandore reste-il encore l’Espoir ?

– La folie des hommes demeurent, peu importent les dieux qu’ils servent.

Il se passe vraiment un truc fort, donc force est de constater que le souffle qu’on attend d’une grande œuvre est bel et bien là… Le protéiforme Benoît Dellac est au top de sa forme : c’est super beau à voir dans le découpage, dans les dessins et dans les couleurs. Jérôme le Gris n’est pas en reste : il bascule heureusement du côté de l’héritage d’Alex Alice, mais reste malheureux tributaire de l’héritage de Jean Dufaux car quand on on réfléchit au pourquoi du comment on s’aperçoit que le fantastique est une grosse ficelle pour envoyer les personnages là où ils doivent sévir… Peut-être qu’un grand duo est né car du tome 1 au tome 3 la série n’a fait que gagner en qualité. L’éditeur nous dit que ce n’est pas l’achèvement de la série mais celui du « Cycle d’Islandia » : avec un peu de chance et de lecteurs, ce n’est pas la fin mais le commencement !!!

note : 9/10

Alfaric

Parce que notre avis n’est pas le seul qui vaille, quelle note mettriez-vous à cet ouvrage ?

 

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