Jean-Pierre Pécau (scénario)
Benoît Dellac (dessin)

Sonora, tome 3 : Le Rêve brisé

Bande dessinée, histoire / western
Publiée en le 16 janvier 2019 chez Delcourt

Après l’assassinat d’un mineur chilien, le général de Freney pousse les mineurs à se débarrasser des Hounds et rétablir enfin la sécurité dans les placers. Mais son but est ailleurs et il est vraiment prêt à tout pour arriver à ses fins. Devenu Alcade, et toujours assoiffé de vengeance, Max va devoir naviguer à vue entre ses intérêts et ceux de son employeur, sa vengeance et ce que lui dictera son cœur.

Tout au long de ce tome 3 intitulé Le Rêve brisé on sent que les auteurs avaient encore plein de choses à dire mais que l’éditeur avait décidé de mettre fin à la série. Ils parviennent à boucler leur série de bonne manière, mais que c’est frustrant quand même… Assez bon scénariste et très bon dialoguiste, c’est en plein ascension d’Emmanuel Macron et de La Régression En Marche que Jean-Pierre Pécau filait la métaphore des utopies socialistes, républicaines, démocratiques et prolétaires. Parce qu’à mon humble avis il voulait démontrer qu’il y avait d’autres alternatives que le capitalisme à outrance, le cancer productiviste et le darwinisme social jusqu’à la mort qui détruisent notre planète (fuck au TINA reagano-thathéro-macronien !).
Chassez manu militari de la Californie devenue de force américaine par les volonté conjointes des Faucons impérialistes et des cultistes du Veau d’Or, idéalistes et crevards doivent reprend. Ensuite c’est en Californie restée mexicaine que certains veulent rétablir l’Ancien Régime alors que d’autres veulent fonder la Nouvelle Icarie…

– Méfiez-vous des rêveurs lorsque leurs rêves deviennent réalité.

Crevard un jour, crevard toujours :
La Général Freney a appris de ses erreurs, et s’il continue de diviser pour régner ce n’est pour monter les communautés contre les unes contres les autres mais pour discréditer les autorités et prendre leur place. Parce qu’il veut intervenir 15 ans avant Napoléon III au Mexique, et et parce qu’il un très commode bouc émissaire sous la main : ces « salauds » d’Indiens ! Sauf qu’il a affaire au Général Santa Anna qui n’est pas un perdreau de l’année…

Faites l’amour, pas la guerre !
Maximilien Bonnot est toujours en quête de vengeance qui pour lui est un plat qui se mange froid, mais il fait la connaissance de la belle Louise anarchiste et pacifiste (un naming qui ne doit sûrement rien au hasard). Elle essaye de lui expliquer que « si quelqu’un t’a offensé, ne cherche pas à te venger. Assieds-toi au bord de la rivière et bientôt tu verras passer son cadavre. » Tandis qu’il se remet de plus en plus en question, Tortillard qui a pris du galon lui se pose de moins en moins de question en exécutant les basses œuvres du Général Freney… « Celui qui recherche la vengeance devrait commencer par creuser deux tombes », et à la fin de l’album, deux tombes seront remplies. Je vous laisse découvrir par les corps de qui : Happy End ou Sad End ?

note : 7/10

Alfaric

Parce que notre avis n’est pas le seul qui vaille, quelle note mettriez-vous à cet ouvrage ?

 

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