Matz (scénario)
Philippe Xavier (dessin)

Tango, tome 1 :

Un Océan de pierre

Bande dessinée, polar 
Publiée le 03 novembre 2017 chez Le Lombard

John Tango se croit à l’abri, dans son coin perdu de la Cordillère des Andes. Il a refait sa vie. Mais là comme ailleurs, tout le monde a ses secrets. Quand des hommes armés viennent agresser ses voisins et amis, Tango intervient et déclenche une succession d’événements imprévisibles. Après tout, quatre ans de tranquillité, c’était déjà pas mal…

Merci Babelio, Merci Masse Critique, Merci aux éditions Le Lombard !
Cela fait 4 années que John Tango s’est réfugié dans un coin perdu de l’altiplano, et pour lui la vie est devenu un long fleuve tranquille… Quand des malfrats s’en prennent à son voisin Anselmo et à son fils Diego, John Tango est obligé d’intervenir… Et rapidement on découvre que tout le monde ment : John Tango, la charmante Agustina, le brave Anselmo, le candide Diego, tout comme les bandits, les mafieux et les enquêteurs qui sont à leurs trousses… Entre les paysages urbains modernes de Buneos Aires et les grandes espaces hors du temps de la Cordillère des Andes, et entre polar moderne et western traditionnel les auteurs nous offrent une histoire assez classique mais très efficace qui fait du bien par où elle passe (car comme vous le savez, originalité n’est pas synonyme de qualité !).

Avant de foncer tête baissée dans les ennuis, il faut toujours tourner son flingue sept fois dans sa ceinture…

Philippe Xavier est un dessinateur de qualité, ici assisté aux couleurs de Jean-Jacques Chagnaud : j’ai toujours aimé ce qu’il faisait, et son travail n’a cessé de s’améliorer depuis qu’il a débuté, et plus encore depuis qu’il a renversé le paradigme de la relation entre scénaristes et dessinateurs (un jour il faudra que me plonge dans ses comics, cela doit valoir le coup d’œil). Il est bien connu pour son travail de documentation et son goût des belles choses : je ne sais pas depuis quand il avait des envies d’Amérique latine (il a quand même réussit à caser les tropiques brésiliens au coeur du terrible hiver français de 1709-1710), donc à ses fameux beaux-gosses et ses fameuses belles gosses, il ajoute une découpage bien pensé qui sait alterner lenteur et rapidité, et il en se régalant il nous régale de paysages andins filmé en cinémascope comme Sergio Leone savait si bien le faire…
L’histoire qu’il a écrit avec Matz (que j’avais découvert avec son drame napoléonien) n’est pas sans rappeler les belles heures de XIII et Largo Winch, et si le récit est conçu comme un stand alone la fin ouvre tous les possibles, y compris un buddy movie avec Mario Borgès… La qualité est donc au rendez-vous et si le public suit on tient sans doute une chouette série, d’autant plus qu’ici les efforts de l’éditeur pour soigner les auteurs et les lecteurs sont hautement appréciables !

note : 8/10

Alfaric

Parce que notre avis n’est pas le seul qui vaille, quelle note mettriez-vous à cet ouvrage ?

 

 

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