Kenichi Fujiwara (scénario)
Boichi (dessin)
d’après Yu Sasuga et Kenichi Tachibana

Terra Formars Asimov,

Tome 1

(pour public averti)

Manga, science-fiction / cyberpunk
Publié en VF le 17 mai 2017 chez Kazé
Publié en VO en 2015 par la Shueisha dans le Grand Jump (« Terra Formars Gaiden – Asimov / テラフォーマーズ外伝 アシモフ »)

Planète Terre, Russie, XXVIIe siècle. En attendant son départ pour Mars, le commandant Asimov est chargé par le siège russe de L’U-Nasa d’empêcher la mafia rouge de poursuivre son trafic d’œufs de Terraformars. Aidé de son escadron, il se lance alors sur la piste d’un féroce soldat génétiquement modifié, qui laisse des cadavres dans son sillage.

On ne présente plus Terra Formars, ce seinen addictif d’une immense supracoolitude où les super-héros mutants défenseurs de l’humanité affrontent les games of thrones des grandes puissances mondiales défenseuses des forces obscures de la crevardise (remember Cyborg 009 dans les années 1960-1970, puis les X-Men dans les années 1970-1980, puis Authority et Planetary dans les années 1990 : les mêmes causes produisent les mêmes effets)… Évidemment pas mal de ressemblances avec la réalité ne sont absolument pas fortuites, puisque nous sommes dans l’un des très nombreuses séries antisystème qui fleurissent depuis le bras d’honneur fait par les crevards aux peuples du monde entier lors de la fameuse « crise des subprimes » (qu’on pourrait légitimement qualifier d’hold-up mondial : Monde De Merde !!!)

– Wouah ! Il connaît Pouchkine, j’hallucine ! Genre il a de la culture ! Il n’en a pas l’air, mais il est calé en littérature. Même qu’il écrit de la science-fiction.

Ce diptyque dérivé fait la part belle à Sylvester Asimov, le Dieu de la Guerre du Caucase, le combattant de la liberté tchétchène, le pire cauchemar de l’armée russe, héritier de Sly et de Schwarzie mais aussi d’Isaac Asimov vu qu’il est calé littérature et qu’il est lui-même écrivain de Science-Fiction (« littérature » et « science-fiction » dans la même phrase : certains s’étranglent déjà de rage, et on les envoie au diable !). L’attraction vient de voir le mangaka coréen Boichi au dessin, puisqu’habitué des polars hard boiled il œuvre ici dans un genre qui habituellement n’est pas le sien. Et il s’éclate autant en dessinant les champs de bataille du Caucase que la métropole futuriste de Moscou que nous visitons de ses hauteurs à ses profondeurs : nous sommes dans la mouvance cyberpunk d’Akira, Ghost in the Shell, Gunnm… Mais le style Boichi, c’est aussi le recourt totalement assumé aux boobs : on peut avoir des chapitres sérieux sur le fond et stylés sur la forme, servis par des graphismes très réussis car très soignés, et puis ensuite une avalanche de nichons, de fesses et de petites culottes, et en gros plans s’il vous plaît ! Avec Boichi c’est à prendre ou à laisser, il faut bien se faire une raison : certains seront charmés, d’autres seront horripilés donc tant mieux ou tant pis (perso j’ai pris sur moi pour passer outre)…

En bref, le gouvernement russe ordonne à celui qui a trahi sa patrie pour sauver sa famille de prouver sa loyauté, et notre concentré de badassité conduit son commando à la poursuite des sombres trafics de la mafia rouge… Et on respecte bien les nobles héritages de la Série B puisque tout se finit dans la banlieue de Saint-Pétersbourg avec une grosse baston avec mafieux, mutants, monstres et aliens ! To Be Continued avec le combat des chefs entre Sylvester Asimov et le légendaire Ded Moroz !

note : 7/10

Alfaric

Parce que notre avis n’est pas le seul qui vaille, quelle note mettriez-vous à cet ouvrage ?

 

 

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