Didier Tarquin et Lyse Tarquin
(scénario & dessin)

U.C.C. Dolorès, tome 1 :

La Trace des nouveaux pionniers

Bande dessinée, science-fiction / space-opera
Publiée le 09 janvier 2019 chez Glénat

C’est un grand jour pour sœur Mony. À 18 ans, il est temps, pour cette orpheline recueillie à la porte du couvent des Nouveaux Pionniers, de quitter le nid et de trouver sa voie. Mais à peine propulsée dans le monde extérieur, voilà que la jeune fille découvre être l’héritière du U.C.C. Dolores, un croiseur de guerre de l’armée confédérée ayant appartenu au général Mc Monroe, de sinistre mémoire ! Incapable de manœuvrer un tel engin, la candide Mony se met en quête d’un pilote et « trouve » Kash, vétéran taciturne et désireux de changer de vie. Ensemble, ils prennent la direction de la Frontière aux commandes du Dolorès, un vaisseau au passé mystérieux !

U.C.C. Dolores est un pot-pourri space-opera mélangeant les références et on se retrouve avec un Sierra Toride SF dans lequel la nonne Mony ressemble autant à Leloo du Cinquième Élément qu’à Pelisse de La Quête de l’Oiseau du Temps, et lequel le baroudeur Kash père, frère ou fils caché de l’ineffable Richard Aldana ressemble autant à Korben Dallas du Cinquième Élément qu’à Bragon de La Quête de l’Oiseau du Temps : le duo principal mélange déjà Don Siegel, Luc Besson, Régis Loisel, Serge Le Tendre, Jean-Claude Mézières et Pierre Christin, donc comment voulez que je n’ai pas envie d’aimer cette nouvelle série pleine de clin d’œil aux univers de Jean Giraud et de Moebius ?

Mony est une nonne orpheline contraint de quitter son couvent le jour de ses 18 ans pour des raisons que la raison ignore, mais que l’on ne va pas tarder à supputer car tous les événements conspirent contre elle pour l’obliger à aller de l’avant ! C’est ainsi qu’après un détournement du Petit Chaperon Rouge qui n’est pas sans rappeler le détournement de Cendrillon dans le premier tome de L’Incal, que dans un bouge dirigé par le fils caché du Baron Harkonnen et de Jabba le Hutt elle fait la connaissance de Kash, un vétéran qui se perd dans la violence la plus primale en démontant à mains nues des robots de combat… Voilà donc Mony propriétaire d’un vaisseau de guerre qu’elle veut reconvertir dans l’humanitaire avec un pilote vétéran de la dernière guerre, et d’un mécano machine de guerre à la fois Bulrog, Fourreux et Wolverine ! Et dès le premier voyage la fine équipe se crash sur une Pandora bis peuplé de Cosmocats, poursuivie par des Rednecks de l’Espâce et le frère caché de Gaynor de le Damné du multivers moorcockien… Et pour ne rien gâcher, nous sommes dans un univers à la Firefly avec un centre galactique composés de fieffés banquiers et une périphérie composée de vaillants pionniers qui se sont opposés sans merci, avec un McMonroe aux faux airs de Général Lee considéré par les uns comme un héros et par les autres comme un salaud, et tout le monde semble rechercher le Glaive de Tassili qui l’aurait plongé dans la folie… Quelles sont les origines de Mony, quels sont les passés de Kash et Tork, qui est Jessica et qu’est ce que c’est que cette histoire d’artefact maudit ? To Be Continued !

– Et tu comptes faire quoi avec cette antiquité ?
– Je ne sais pas trop. C’est encore flou. J’avais pensé à faire de l’humanitaire.
– Prfha ha ha ! De l’humanitaire ? Avec un engin de guerre !!! Ha ha !
– Et bien oui, justement ! Il est peut-être temps pour ce vaisseau de réparer ce qu’il a détruit, de redonner de l’espoir et de la joie, là où il a semé la mort et la désolation.

Le cadre est posé ! Didier Tarquin assisté par Lyse Tarquin est en grande forme et les personnages ne demandent qu’à trouver leur identité pour que la série puisse s’envoler…Après je ne suis pas dupe et je retrouve parfois presque à l’identique telle ou telle vanne de son vieux compère Christophe Arleston, mais comme ce dernier est bon dialoguiste et bon humoriste c’est souvent que du bonheur ! Malgré des a priori très positifs, j’attends toutefois les tomes suivants pour lâcher ou ne pas lâcher les étoiles, car le marketing de Glénat ma bien gonflé : entre le name-droping des familles comme toujours capillo-tracté, et la manière de présenter comme l’avenir des éditions Glénat le transfuge des éditions Soleil qui fait du Lanfeust depuis 25 ans il y a de quoi en perdre son latin !

PS: quand j’ai lu l’interview de Didier Tarquin qui évoquait toutes les inspirations que j’avais repéré, je me suis bien marré ! (parce que dès le titre le « Cosmo Corsaire » qui rappelle aux plus belles heures du Leijiverse c’est très très cool)

note : 7/10

Alfaric

Parce que notre avis n’est pas le seul qui vaille, quelle note mettriez-vous à cet ouvrage ?

 

 

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