Norihiro Yagi
(scénario & dessin)

Ariadne, l’empire céleste : tome 6

Manga, science-fiction / arcanepunk
Publié en VF le 17 juin 2020 chez Glénat
Publié en VO le 18 février 2019 par le Weekly Shōnen Sunday (« Ariadne in the Blue Sky »)

Le voyage de Lashil et Leana les porte dans une nouvelle terre, au centre d’un véritable conflit. Le peuple Vern-Wy des enfants du dragon lance un assaut contre les Gre-Tis ! Au cœur de ce combat chargé d’un cruel passé, quelle position prendront Lashil et Neusch, les détenteurs de photons ? Le rugissement du dragon est-il en fait son cri d’agonie ?

Je n’ai pas retrouvé les promesses entrevues dans le tome précédent. Ce tome 6 n’est que baston shonenesque, et j’ai eu du mal à m’enflammer…

Déjà c’est pas super lisible sur le fond comme sur la forme. Le grand combat « tigres et dragons » se résume à une série de duels à un contre un qui se déroulent en simultané, la nuit, dans les bois. Il n’y a aucune stratégie, aucune technique : les champions des Gre-Tis assistés par la Team Lashil affrontent les champions des Vern-Wys. On nous explique bien que seul la « féralité » maîtrisée par les Gre-Tis peut venir à bout du peuple dragon, mais c’est la plus faible de la Team Lashil qui s’en sort le mieux et contre le capitaine de la garde royale adverse pour ne rien gâcher. Donc c’est aux non Gre-Tis de trouver en temps limité le secret de leur force pour faire pencher la balance, mais c’est un truc de philosophie martiale que tu ne peux comprendre qu’en l’expérimentant (non ici ce n’est pas le 7e sens de Saint Seiya mais plutôt le Musou Tensei de Hokuto no Ken).

Ensuite difficile de se passionner pour des combats entre des personnages qu’on vient juste de découvrir contre des antagonistes unidimensionnels qui ne sont caractérisés que par un trait physique ou psychologique. De plus impossible de savoir pourquoi les Vern-Wys et les Gre-Tis parlent de haine ancestrale entre leurs peuples, et pourquoi les premiers veulent se venger des seconds !

Des écailles dures comme le diamant, une haleine brûlante comme la lave, une queue qui rase les montagnes d’un battement et des ailes titanesques qui projettent les arbres dans les airs. C’est la plus formidable créature au monde. C’est un dragon.

ATTENTION SPOILERS La peur de la mort faire sombrer les Vern-Wys dans la folie, ce qui les fait se transformer en dragons ivres de meurtres et de destructions. La géographie fait qu’ils ne peuvent s’en prendre aux autres peuples qu’en passant par la frontière du peuple Gre-Tis, qui leur donne la mort pour les envoyer dans l’au-delà avec les honneurs et avant qu’il ne sème le chaos et la désolation. Entre les Gre-Ti font ce que les Vern-Wys n’ont pas le courage de faire : faire en sorte que les leurs reposent en paix. Vu les Vern-Wys sont dirigés par une reine adolescente (persuadé que Lashil est très intelligent, mdr), on imagine que le Godzilla qui menace la frontière est le père de cette dernière (oui un reptile géant avec un ultralaser, c’est Godzilla hein). Sinon effectivement les Vern-Wys auraient pu être le mystérieux peuple dragon de la série ClaymoreFIN SPOILERS

C’est quand même bien dommage qu’un auteur capable de glisser un clin d’œil au Livre des Rois perse tombe aussi facilement dans les gimmicks et les travers du shonen nekketsu, d’autant qu’il a déjà fait mieux avant. Il y a autre truc qui m’a fait tiquer, c’est la récurrence des adolescents/adolescentes qui en pincent pour des gens bien plus âgés qu’eux, et les adultes qui en pincent pour des adolescentes/adolescentes bien plus jeunes qu’eux. C’était déjà vrai dans Claymore, mais ici avec des flirts qui sortent de tout partout en même temps c’est gênant même si c’est traité sur un mode humoristique. J’espère que la mangaka n’aura pas comme certains de ces collègues des problèmes avec la brigade des mœurs…

note : 6-/10

Alfaric

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