Satoru Noda
(scénario & dessin)

Golden Kamui

tome 20

Manga, histoire / 20ème siècle
Publié en VF le 15 octobre 2020 chez Ki-oon
Publié en VO à partir d’août 2014 par la Shūeisha dans le Weekly Young Jump (« ゴールデンカムイ, Gōruden Kamui »)

L’évasion de Sofia a été couronné de succès. Le caporal Ogata profite de l’occasion pour prendre Ashirpa à part et tenter de lui extorquer le secret menant au trésor des Aïnous. Heureusement, Sugimoto arrive à temps pour éviter le pire ! En pleine tempête de neige, poursuivants et poursuivis se rejoignent enfin, pour des retrouvailles explosives… Et pour cause, les hommes du lieutenant Tsurumi font face à Kiroranke : le combat est sanglant, mais à un contre trois l’artificier finit par être abattu, laissant le doute planer sur ses actes. Sakhaline n’offre plus rien à nos héros… Il est temps de rentrer à Hokkaido !​

Avec ce tome 20, j’ai quand même de plus en plus l’impression que Satoru Noda ne sait pas trop comment finir sa série (et ça se voit d’autant plus que les récits dans le récits sont devenus meilleurs que le récit lui-même car ne pâtissant pas de tout ce qui a été fait et de tout ce qui reste à faire)…

La Team Sugimoto a retrouvé la Team Kiroranke sur la banquise et cela a pas mal défouraillé… Au final la jeune aïnoue et le grognard immortel sont réunis, pour le meilleur et pour le pire car ils ne se disent pas tout. Ashirpa ne dit pas à Sugimoto qu’elle a déchiffré la carte au trésor, Sugimoto ne transmet pas à Ashirpa les dernières volontés de son père, Kiroranke est mort avec ses secrets, Sofia a bien des révélations à faire mais encore faut-il mettre la main dessus, et Ogota a lui aussi des secrets à faire mais il est entre la vie et la mort… Une seule chose est sûre, ce n’est pas Wilk qui a tué les Aïnous pour s’emparer de leur or maudit donc l’un des chercheurs de trésor ment éhontément (et à tort ou à raison Sugimoto mise plus sur Hijitaka l’homme du passé que Tsurumi l’homme de l’avenir)

A Hokkaido la chasse aux tatoués continue, et après un détour par les heurs et malheurs de la Team Hijitaka on a un détour par les heurs et malheurs de la Team Tsurumi confrontée à son tour aux forçats de la mine de souffre. Il y a un côté survival assez réussi, et cela nous montre que derrière leurs idéaux les hommes de 7e Division semblent prêts à se tirer dans les pattes pour avoir la plus grosse part du magot… Mais c’est comme même étrange que le mangaka introduisent de nouveaux personnages dans la dernière ligne droite de son manga (à savoir le très viril adjudant-chef Kikuta, et le première classe Ariko alias le Jason Momoa aïnou).

Parfois, exprimer ce qu’on garde bien en soi soulage l’esprit… 

En bon méchant Ogata se fait la malle en échappant à Koito, se qui déclenche un très intéressant droit de quota de flashbacks…
A Kagohisma la ville-volcan, Koito est en enfant pourri gâté mais aussi un être tourmenté car depuis la mort de son frère aîné il est persuadé de ne plus exister aux yeux de son père amiral dans la marine. Sa rencontre avec un dénommé Tsurumi lui redonne espoir en la vie. Quelques années plus tard Koito suit son père muté à Hakodate, et à la veille de la guerre nippo-russe il est enlevé pour faire le faire chanter. Tsurumi lieutenant des services de renseignements fait la lien entre un père prêt à mourir pour son fils et un fils prêt à mourir pour son père, car les deux sont prisonniers de celui qui est déjà mort pour la patrie… C’était très émouvant, et en plus on voit en action Tsurumi avant qu’il ne bascule dans la folie. Mais c’est aussi un récit très court mais très riche, avec une la famille du sud qui su marier traditions et modernité confrontée aux gens du nord qui continuent d’opposer traditions et modernité, mais aussi avec Koito prêt à mourir pour réconforter son père et Ogata lui prêt à tuer pour faire chier son père… La lumière et l’ombre, en quelque sorte…

Il y a un truc qui m’a vraiment gonflé : la récurrence de l’humour en dessous de la ceinture…
Il y a un truc qui m’a vraiment plu : Ashirpa confrontée à la diversité des peuples et des nations se rend compte que nous sommes tous pareils malgré toutes nos différences (un joli message à faire passer aux séparatistes des Hauts-de-Seine terrifiés par tout ce qui n’est blanc, chrétien et très riche)…

note : 7/10

Alfaric

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