Shinobu Ohtaka
(scénario & dessin)

Orient : Samourai Quest, tome 02

Manga, uchronie / fantastique
Publié en VF le 24 juin 2020 chez Pika
Publié en VO à partir de 2018 par Kodansha dans le Shuukan Shounen Magazine (« オリエント»)

Alors qu’ils s’apprêtaient à vaincre leur premier oni, Musashi et Kôjiro se font doubler au dernier moment par le clan Takeda, qui leur ravit la victoire ! Musashi enrage, mais n’a pas dit son dernier mot : il compte bien prendre un jour sa revanche sur leur chef ! Celui-ci, malgré tout beau joueur, offre aux garçons un étrange artefact afin de les aider dans leur quête. Ainsi équipés, les deux amis partent sans plus tarder à la chasse aux oni, hors de leur village natal. Malheureusement, le monde extérieur, qui leur est complètement inconnu, est loin d’être aussi clément qu’escompté envers de jeunes bushi…

Dans de tome 2 l’auteure* continue de dévoiler son univers à grande vitesse, ici à travers les déclarations de Naotora Takeda… En fait le Sengoku-jidai n’a jamais cessé, et les seigneurs de guerre continuent de se battre pour être l’unificateur donc le souverain du Japon, sauf qui se présentent comme des libérateurs et non comme des conquérants…

Car le guerrier le plus puissant vaincra le démon le plus puissant sera celui qui se verra octroyé l’arme des dieux, et c’est à l’élu des dieux de gouverner les dieux. C’est un peu le principe du mythe arthurien, mais je n’aime pas qu’on fasse de la récupération religieuse et politique autour. Mais d’un autre côté le mythe arthurien était déjà un des éléments de base de Magi : celui qui arrivait au bout d’un labyrinthe était désigné pour régner avec une arme magique à ses côtés(on pousse même le vice jusqu’à reprendre la relation entre seigneur détenteur d’une arme magique majeure et vassaux détenteurs d’armes magiques mineures liées à cette dernière)… Tout cela peut amener plein de trucs vachement intéressants, puisque les « libérateurs » sont tous en compétition les uns avec les autres non pour libérer la population mais pour prendre la place de ceux qui l’exploitent !

Nous ne devons jamais renoncer à nos rêves.

Voici donc Aladin et Ali Baba, euh pardon Musashi et Kojiro parti sur une moto arcanepunk road movie dans un Japon plus proche de l’univers post-apo de Hokuto no Ken que l’univers champêtre du chanbara (parce que le vaste monde se résume uniquement au Japon, forcément)… Il tombe sur le château ambulant d’un vassal Tokugawa qui les reçoit comme des rois parce qu’ils les pensent forts avant de les emprisonner parce qu’ils les pensent faible. C’est là que le duo devient trio et que la série retombe plus que jamais dans le relationship drama de Magi : Aladin et Ali Baba, euh pardon Musashi et Kojiro emmène avec eux Morgiane, euh pardon Tsugumi orpheline prise au piège d’une relation maître / esclave avec le féal Tokugawa… To Be Continued…

* mot bien moins laid que « auteurice » défendu par des SJW féministes qui ne savent pas quoi faire de leur temps et qui ignorent royalement que « la mémoire des luttes n’a que leur avenir pour enjeu »…

note : 6/10

Alfaric

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